laurent chevrette 2291 60x60 - En route vers l'âge d'or de la traduction automatisée?
Bachelier en sciences de l’Université de Montréal, Laurent Chevrette cumule plus de 10 ans d’expérience en traduction. Passionné par les progrès de l’intelligence artificielle, il est un expert dans le déploiement de solutions de traduction automatisée au sein des petites et grandes entreprises en Europe et en Amérique. Lorsqu’il n’est pas en train d’implémenter un système de traduction neuronale, on peut le trouver sur les pentes de ski ou en plongée.

 

Utilisée depuis les années 1970 et jadis réservée surtout aux gouvernements et grandes entreprises, la traduction automatisée connaît aujourd’hui un essor important, principalement grâce aux avancées en intelligence artificielle. En effet, l’application récente des réseaux neuronaux à la traduction automatisée permet d’obtenir des résultats révolutionnaires, et ce dans une multitude de paires de langues.

Le temps où la traduction automatisée n’offrait qu’un aperçu plus ou moins compréhensible du texte source est révolu. Des entreprises comme DeepL exploitent la puissance des réseaux de neurones artificiels et offrent des résultats époustouflants, de la précision de la terminologie à la cohérence en passant par la fluidité des traductions.

Les plus grands gagnants de cette période d’amélioration incessante de la traduction automatisée sont les clients, c’est-à-dire ceux qui ont des besoins en traduction. Entreprises, particuliers, organismes à but non lucratif, tout le monde y trouvera son compte.  La transition d’un marché de traduction traditionnel à un marché de postédition de traduction automatisée entraîne une diminution du coût par mot traduit, et par conséquent du prix payé par le client. De plus, les traductions sont livrées plus rapidement, car la productivité moyenne du traducteur augmente et l’ensemble du processus de traduction (postédition, révision, mise en page, etc.) accélère inévitablement. Enfin, il faut considérer que les moteurs de traduction automatisée continueront de s’améliorer au cours des prochaines années, accélérant d’autant plus les tâches linguistiques.

 

Évidemment, ce tsunami technologique n’est pas sans conséquences sur l’industrie de la traduction, qui doit s’adapter rapidement au nouvel état des choses. Concurrence accrue sur les prix, mais également sur les délais de livraisons; apprentissage accéléré du fonctionnement des nouveaux logiciels, des nouvelles technologies; accompagnement de la main-d’oeuvre dans ces nouvelles tâches (postédition, c’est-à-dire révision et correction des textes prétraduits par traduction automatisée). La liste est longue et l’impact est substantiel.

 

 

Certains diront que plusieurs types de textes ne se prêtent pas à la traduction automatisée, et c’est tout à fait exact. Toutefois, la majorité des textes traduits sont des documents techniques ou de nature générale, pour lesquels la traduction automatisée neuronale donne d’excellents résultats. Les besoins en traduction sont en constante augmentation, cela s’expliquant entre autres par l’internationalisation croissante des entreprises et du commerce. Les individus et les entreprises achètent et vendent des produits et des services partout dans le monde aujourd’hui.

 

Si la traduction automatisée a pu faire autant de progrès en l’espace d’à peine quelques années, il faut se demander en toute honnêteté : que nous réserve l’avenir? Il est raisonnable de penser que dans un futur rapproché, des bouleversements majeurs se produiront dans l’industrie de la traduction, et ce partout dans le monde. Il est probable que les traducteurs soient appelés à porter plusieurs chapeaux, comme ceux de postéditeur et de réviseur, mais également celui de technicien en moteur de traduction automatisée ou de gestionnaire de bases de données terminologiques.

Pour en savoir plus sur la traduction neuronale, consultez notre article de blogue sur la traduction automatisée neuronale.

 

 

 

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